Our friends from Narrow Terence invited us to play “Cave in Hell” on the roof of a Parisian building on a hot June afternoon
Jul.17, 2010
Leave a CommentStarboard Silent Side : le live report du concert à la Flèche d’or
Jul.13, 2010
Starboard Silent Side, est un groupe que je suis très activement depuis le mois d’octobre, mes maîtres de stages de chez concertlive.fr s’en rappelleront longtemps d’ailleurs je pense, je me suis un peu battu pour eux et pour pouvoir faire ma chronique « Artiste à découvrir« … On leur reprochait de ne pas être glamour…en même temps qu’importe, ils font de la bonne, voire très bonne musique, et pour le coup c’est seulement ce qui compte. OK, la voix de Jim peut paraître un peu plaintive par moment, je dirais moi qu’elle est juste portée par tout pleins d’émotions : c’est mélancolique, beau mais pas mielleux, c’est triste mais pas déprimant non plus. C’est du folk, et c’est bercé par de l’americana. En gros, c’est tout les éléments qu’il faut pour me plaire.
Starboard Silent Side était à la Flèche d’Or pour un de leur trop rare concert. Avec sur l’affiche du concert programmé le même soir The Bokononists et Starboard Silent Side, il était un peu hors de question de rater cette évènement. Starboard passait en dernier ce soir-là. Après un généralissime set de Johnny Borrell et de son nouveau groupe difficile de passer derrière. Les garçons de Starboard l’ont fait et s’en sont plutôt très bien sortis. Certes ce n’est pas du grand set punk-rock dégoulinant de sueur et de riffs de guitares bien énervées. Non. Starboard Silent Side c’est des titres qui transportent, qui font voyager, qui peuvent par moment arracher une larme. C’est un peu le calme après la tempête… Le silence après que les éléments se soient déchaînées. J’aurais voulu peut-être que Starboard se déchainent un plus, malheureusement il a fallu attendre le tout dernier titre pour que les garçons se lâchent définitivement. On leur pardonne, leur musique reste tout de même somptueuse. Et je continuerais encore à les suivre.
FETE de la MUSIQUE @ Annecy!!!
Jun.22, 2010

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FORCES PARALLELES / STARBOARD SILENT SIDE - Because Our Friendship Was Meant To Sail (2009)
May.03, 2010
MR. AMEFORGEE le 3 Mai 2010

On a d’abord du mal à retenir leur nom. Traduit littéralement, on se heurte à un « côté silencieux de la planche des étoiles » qui ne veut pas dire grand chose. Les anagrammes possibles, « sad lesbian distorter » ou encore « nobler dead satirists » sont autant de fausses pistes destinées à embrouiller les occultistes érotomanes et les herméneutes adeptes d’Onan. Traduit avec davantage de précision, il nous faut invoquer des notions de nautique en plus de polyglottisme : Starboard Silent Side, ce serait en fait un certain « tribord silencieux » qui, sans se départir de son aura de mystère, nous oriente quelque peu : il sera question de voyage en mer, de voyage au long cours, d’aventure… Mais pas tant dans les textes que dans l’atmosphère de la musique elle-même, tout comme l’amitié évoquée dans le titre renvoie davantage au lien qui unit les membres du groupe qu’aux thèmes abordés.
On se rend déjà compte avec ce petit prélude sémantique que Starboard Silent Side a quelque chose d’insaisissable et entend résister aux tentatives de description. Qu’on ajoute ensuite que le groupe, franco-hollandais, avec des textes écrits en anglais, chantés parfois avec un accent irlandais, a enregistré son disque dans le Vermont et a mixé le tout au Canada, et l’on aura de quoi perdre définitivement la boussole. Pourtant, Because Our Friendship Was Meant to Sail est l’un des albums les plus emballants qu’il nous a été donné d’écouter depuis des lustres.
Si l’on doit réduire de manière tout à fait imparfaite et injuste la musique du groupe, on dira que ça fait penser à du Radiohead qui aurait soudain décidé de jouer du folk-rock. La tonalité principale demeure une certaine mélancolie délicate, logée dans la voix plaintive et mesurée du chanteur et le toucher feutré de la batterie, mais les arrangements électroniques expérimentaux sont remplacés par des instruments acoustiques, guitare, mandoline, violon (indispensable), qui fleurent bon les routes de campagne et les embruns de l’océan tout proche. Les morceaux empruntent divers éléments à l’americana et à la musique celtique, qui un rythme entraînant, qui un harmonica songeur, qui des violonnades champêtres, mais ne s’y réduisent jamais, un peu comme on y irait piocher divers pièces de vêtements pour se constituer un costume original. La sensibilité du groupe, c’est vraisemblablement le rock et la pop anglo-saxonne, et l’habillage folk sert avant tout à inspirer le souffle d’errance qui porte la musique. La mélancolie d’ailleurs n’induit nulle langueur monotone, mais laisse percer par moments une forme d’élan épique tout à fait réjouissant. Certes, l’adjectif « épique » peut sembler rebutant : on l’utilise de nos jours pour désigner des productions à gros sabots qui narrent des histoires de chevalerie en carton pâte, mais il n’est pas question de lourdeur ici. Tout est suggéré et délicat. Et c’est ce qui rend l’album si enthousiasmant.
Peu importe le sujet s’il y a du style, soutenait Nabokov. Les thèmes abordés dans les chansons ont été maintes fois éprouvés, mais la qualité d’écriture et la force des formules sont tout à fait remarquables. La question de l’amour est traitée à plusieurs reprises, sous différents angles : présentée comme une force aliénante dans « You Need Verses My Galak Sea », il est ce plaisir des instants qu’on souhaiterait éternels dans « In A Den ». Le morceau, enjoué, est d’ailleurs génialement paradoxal : joué en walking bass et conclu par une impro instrumentale échevelée, il s’agit du plus bref et du plus rapide de l’album : le bonheur éternel a une durée très limitée… C’est peut-être le même narrateur qu’on retrouve dans « Four Letter Word », qui se promène désormais dans la peau un peu ridicule du romantique esseulé, sur le quai de quelque port, sous les accords du violon qui imbibe l’atmosphère de ses accents d’alcool triste ; l’amour y est de nouveau aliénant : « polysémiquement ambivalent » (la redondance n’est pas fortuite, bien sûr). Dans « Light the Choir », guitares électrifiées pour l’occasion, c’est la gourmandise du désir sexuel qui nous explose en bouche ; ah ! cette coda héroïque !
Deux morceaux adoptent une approche différente, sous forme de récit : « Runaway Clay » prend des allures de western crépusculaire, avec l’harmonica de rigueur, course poursuite d’un assassin recherché par tout un pays, joué avec lenteur, presque en apesanteur, dans une dynamique de crescendo qui monte jusqu’à la colère et cette fameuse conclusion : « la rumeur dit qu’il court toujours »… Et « Dwayne », chronique sociale à la Zola, nous raconte la vie et la déchéance du personnage susnommé, titre sur lequel plane l’ombre de Led Zeppelin, dans certains ornements de guitare comme dans son souffle ambitieux.
Il nous faudrait sans doute mentionner « Alabaster », le plus radioheadien des morceaux et « Wrong Folded Map » en forme de chute tourbillonnante, où il est encore question d’amour, de distance et d’incompréhension. Et ainsi nous aurions à peu près terminé ce passionnant tour d’horizon.
Le premier album de Starboard Silent Side est une révélation et mérite son lot de louanges ; autant de bons morceaux, c’est rare dans la production actuelle. S’il y avait une critique – qui n’en est pas tout à fait une – à formuler, ce serait peut-être de déplorer qu’on ne retrouve pas sur l’album toute l’intensité que le groupe est capable de déployer en concert : Mij, le chanteur s’y montre moins démonstratif, donne moins de la voix, chose qu’on aimerait pourtant plus fréquente sur disque, malgré certains instants clés, comme à la fin de « Runaway Clay » ou de « Dwayne ». Pour leur défense, on dira sans doute qu’on gagne en subtilité et en maîtrise ce qu’on perd en énergie brute. Peut-être que le groupe saura imprimer un peu plus de mordant rock dans son prochain album !
Avec un sens de la composition et de l’écriture déjà bien affirmé, et une marge de progression certaine, Starboard Silent Side est sans conteste un groupe à suivre, que l’on se trouve à bâbord ou à tribord, ou bien qu’on préfère la terre ferme et le plancher des vaches. Alors c’est parti, moussaillons, fermez les yeux, tendez les oreilles et déployez vos plumes, on lève l’encre !
http://fp.nightfall.fr/index.php?idchoix=2509
Interview!
Apr.25, 2010
| STARBOARD SILENT SIDE | ![]() |
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Silent en conquête
"On pense que la terre promise n’est pas ici. Elle est ailleurs et on est à sa recherche".
(Crédit photo / CMS)
Prêts à larguer les amarres ? Laissez-vous embarquer par le groupe Starboard Silent Side et son album “Because Our friendship was meant to sail” que nous résumions par une balade entre deux continents, un lié aux origines, l’autre à la musique d’adoption, l’americana mais pas uniquement. Et pour en savoir plus, nous sommes donc allés à la rencontre de Steph et Mij, auteurs, compositeurs et grands voyageurs pour une interview passionnante sur les débuts d’un groupe multiculturel qui laisse définitivement une aura particulière sur une scène musicale française étouffante, peu encline au grand air. A tribord toute pour un entretien oxygénant!
C.A.’S : comment vous êtes-vous rencontrés ? Et de quelle façon les autres membres ont rejoint votre formation ?
Mij : moi c’est Mij, lui c’est Steph, je suis à la guitare sèche et au chant, lui est à la guitare électrique. On a commencé à Amsterdam, il y a environ 15 ans. On n’était pas au bahut ensemble mais on avait des amis en commun, nous trainions ensemble et faisions de temps en temps de la musique, comme ça autour d’une piscine l’été, autour de grillades. Et puis Steph est parti en Hollande parce qu’à l’époque il avait une petite amie qui vivait là-bas. Moi j’y suis allé pour le travail. Et puis on s’est retrouvés à faire des bœufs dans ma chambre et on s’est dit pourquoi pas faire réellement de la musique ensemble. On avait des compos, des textes et puis voila on a commencé comme ça. Après on a bougé sur Paris et puis on a intégré trois autres membres dont Nico qui était en cours avec moi. On est originaire du Sud-est. Ma mère est suédoise. Nico est suisse. Steph est d’origine italienne. Le violoniste est belge. On a tous des origines diverses mais on a tous grandi dans le Sud-est.
C.A.’S. : avez-vous joué dans d’autres groupes avant Starboard Silent Side ?
Mij : moi non.
Steph : moi j’ai eu plein de groupes avant. Aux Pays-Bas, en France et ça partait du Hardcore jusqu’au jazz funk en passant par le ska, le punk etc. Mais c’est quand j’ai rencontré Mij que j’ai vraiment pu m’épanouir musicalement.
Mij : Buni (au violon) a joué dans plusieurs groupes aussi, notamment DAAU ec Narrow Terence.
Steph : il a aussi participé à des projets comme Ez3kiel, Sparklehorse et à des Side Projects avec des musiciens de dEUS, Zita Swoon. Il a un gros background.
C.A.’S. : comment est arrivé l’album. Quel a été l’élément déclencheur ?
Mij : il y a eu un concert auquel un certain Yannick était présent. C’est un ancien collègue de notre manager qui voulait monter un label et qui cherchait des groupes à signer. Il a été séduit et il a voulu nous signer. Six mois plus tard, on partait enregistrer aux Etats-Unis parce que ça faisait partie du contrat.
C.A.’S. : c’était justement là où je voulais en venir, pourquoi avoir enregistré aux Etats-Unis ?
Steph : pour plusieurs raisons. Tout d’abord pour des raisons économiques et puis le réalisateur de l’album habitait au Canada. Avant d’enregistrer l’album, on a suggéré à Yannick plusieurs sons plusieurs groupes pour lui donner une idée du son qu’on voulait avoir, un peu du genre Sixteen Horsepower ou Nick Cave. Yannick nous a donc cités le nom de Bruno Green qui a travaillé avec ces gens là. On l’a contacté et il nous a proposés de venir enregistrer aux Etats-Unis.
C.A.’S. : qui écrit et compose ?
Mij : c’est surtout nous deux qui composons. Nous amenons l’ossature et j’écris les textes. Ensuite les autres viennent ajouter leur touche, les arrangements etc.
C.A.’S. : l’album est sorti principalement en France et de nombreuses dates de concert sont prévues, mais avez-vous prévu de tourner ailleurs ?
Mij : on aimerait tourner dans des pays anglophones. Notre musique serait peut-être plus adaptée vu qu’on chante en anglais et que les textes sont assez mis en avant, c’est beaucoup de storytelling. Le public serait peut être plus réceptif qu’en France où les gens ne prêtent pas vraiment attention aux paroles.
Steph : à ce sujet, statistiquement, il y a près de 60 % des gens qui écoutent notre myspace qui habitent aux Etats-Unis. Et seulement 28 % en France. C’est assez bluffant !
C.A.’S. : ce n’est pas vraiment étonnant, vu que c’est un style de musique qui se fait beaucoup en ce moment aux Etats-Unis, notamment du côté de Portland…
Steph : oui Portland, c’est une scène qu’on adore !
Mij : exactement ! Portland, Seattle aussi, ce sont les coins aux Etats-Unis qui nous font vibrer avec des groupes comme Modest Mouse, The Decemberists, Blitzen Trapper, Two Galants aussi, ce sont des groupes qui sont signés sur le label Saddle Creek.
C.A.’S. : est-ce que l’album verra le jour aux Etats-Unis ?
Mij : nous on avait presque envie qu’il sorte aux Etats-Unis et pas en France (rire)
Steph : on est quand même très contents. Je ne vais pas utiliser le mot frustration, parce que le mot est un peu fort et puis il y a quand même pas mal de choses qui se passe en France en ce qui concerne notre style de musique. Mais par rapport aux textes qu’écrit Mij il y a probablement une bonne partie des gens qui ne doivent pas les comprendre ce qu’il dit alors que c’est quand même à la base du projet. C’est-à-dire que les textes sont aussi importants que la musique et la voix est constamment mise en avant. Et les bons retours que l’on a par rapport aux textes, c’est surtout de la part de personnes anglophones. Après, on va pas refaire le monde. Il est vrai que c’est pas vraiment dans la culture française de bien connaître une langue étrangère. C’est pour cela que notre musique pourrait bien s’exporter à l’étranger.
C.A.’S. : On va revenir sur les textes, mais d’abord pourriez-vous être plus explicites sur votre image de nomades troubadours que vous cultivez sur votre myspace, entre autres. Est-ce la réalité ou est-ce plutôt un décor qui sert votre musique ?
Mij : ca part de fait réel parce que oui on a tous voyagé, on s’est rencontrés à Amsterdam, on a tous des origines diverses. Buni, notre violoniste, c’est clairement un vagabond, même nous on a du mal à le saisir. C’est quelqu’un qui est toujours à droite à gauche, totalement imprévisible. On a tous un peu ça dans l’âme. On est tous partis très vite de chez nos parents. Après c’est clair que c’est toujours un peu scénarisé et ça reprend aussi un peu les textes.
C.A.’S. : Oui, le voyage semble être votre source principale d’inspiration…
Mij : c’est une thématique majeure dans les textes, c’est sûr, car ils sont tous articulés autour d’une relation à distance, deux personnes qui ne vivent pas sur le même continent. Tout part de là.
Steph : de notre côté, on a aussi pas mal la bougeotte. Ça fait quatre ans qu’on est revenu en France, mais le projet, c’est de repartir. Si demain on a l’occasion de partir au Canada ou aux Etats-Unis, on partira, autant pour la musique que pour l’envie pure et simple de découvrir d’autres endroits. Nous on ne rêve que de ça, de pouvoir prendre nos grattes et de partir 6 mois aux Etats-Unis, 6 mois au Canada, voir ce qui se passe là-bas avec notre musique.
C.A.’S. : Il semblerait que le nom du groupe s’inspire aussi de la thématique du voyage…
Mij : alors le nom du groupe c’est parti du mot « Starboard » que j’ai croisé dans un texte et qui m’a paru beau déjà esthétiquement. J’en ai fait ma propre interprétation, pensant que ça voulait dire simplement « planche d’étoiles » et en fait j’ai vérifié ça veut dire « tribord ». J’ai donc voulu savoir comment on disait le contraire « to port », du côté du port, là où il y a les gens, la vie et l’inverse de tout ça devient Starboard Silent Side, avec l’allitération en S.
Steph : il y a aussi un jeu de mot avec le nom de l’album « Because our friendship was meant to sail », friend-ship, ship comme le bateau
C.A.’S. : Justement on croit percevoir toujours cette référence à la mer, est-ce juste une série de jeu de mots ou réellement un élément auquel vous êtes attachés ?
Steph : ce n’est pas forcément un élément qu’on a voulu mettre en avant mais il se retrouve là et finalement c’est très bien. Involontairement notre goût pour le voyage s’entend un peu partout dans notre musique.
Mij : on pense que la terre promise n’est pas ici. Elle est ailleurs et on est à sa recherche. Et avec cette musique on essaie de trouver cet endroit qui nous correspond. Pour l’instant on le cherche encore.
Steph : ça ne signifie pas qu’on n’est pas bien en France mais pour être honnête, je crois qu’on subit un peu le fait d’être sur Paris et d’être un peu à contre courant de tout ce qui se fait en ce moment
Mij : on ne porte pas de slims ni de mèches (rire)…
Steph : c’est pas faux mais c’est aussi par rapport aux groupes qu’on écoute. Quand ils viennent en Europe, ils se produisent beaucoup dans le Nord, ils vont faire une dizaine de dates en Grande-Bretagne et une date en France, à Paris. C’est pas forcément négatif, mais je crois qu’il faut se rendre à l’évidence qu’en France il n’y a pas une culture Rock. Par exemple, ici à la Maroquinerie je suis venu voir The Decemberists ou les Melvins et ce sont des mecs qui ailleurs remplissent des salles comme l’Elysée Montmartre.
Bon après c’est vrai que depuis quelques années avec des groupes comme Cocoon, Moriarty ou encore The Do, il y a des portes qui se sont ouvertes. Même si on fait pas la même musique qu’eux.
C.A.’S. : On retrouve tout de même un petit quelque chose de Moriarty dans votre musique et notamment dans la voix…
Mij : Pour la petite anecdote, c’est un groupe qu’on a vu jouer en première partie d’amis à nous, il y a trois ou quatre ans, à la Guinguette Pirate devant sept personnes environ et on s’est dit, ça c’est vraiment bien. Et six mois plus tard, il y avait 500 000 écoutes sur leur Myspace et une tournée phénoménale. Ca nous fait plaisir d’être comparé à Moriarty, ils méritent vraiment tout ce qui leur arrive parce que je trouve que c’est vraiment l’un des groupes français qui fait la différence. Et même si notre musique est différente on doit probablement écouter les mêmes choses.
C.A.’S. : Justement à part le voyage, quels sont les autres thèmes, les musiques et artistes qui vous inspirent ?
Mij : moi en ce moment c’est vraiment Patrick Watson qui me tue. Je suis époustouflé par son travail. Sinon je m’inspire beaucoup de la littérature américaine et anglophone, Steinbeck, Hemingway. Un cinéaste comme Jim Jarmush me parle énormément aussi.
Steph : après musicalement, on a les mêmes bases, de Bob Dylan à Neil Young en passant par les Beatles, et ça peut aller aussi du côté de Tom Waits, de Nick Cave, la scène de Seattle…
Mij : et toute l’épopée Grunge…
Steph : oui de Pearl Jam à Nirvana, c’est ce qui nous a bercé quand on était ados. Eddie Vedder aussi, c’est l’une des personnes qui nous ont le plus influencés. Plus récemment on écoute, aussi Mars Volta, les Yeah, Yeah Yeahs qu’on respecte énormément.
C.A.’S. : vous semblez suivre l’actualité musicale, ce qui n’est pas forcément le cas justement des artistes en provenance de Portland par exemple…
Mij : ah oui à fond, je vais voir très régulièrement des concerts.
Steph : bon par contre tout ce qu’on cite ce n’est absolument pas français. Ce sont tous des artistes américains et d’ailleurs il y a aussi la scène new-yorkaise qu’on suit pas mal avec les Nationals, The Workman, ça c’est très très bon. En Angleterre et dans le reste du Nord de l’Europe il y aussi pas mal de groupes que l’on apprécie beaucoup. Radiohead par exemple, dEUS pour la scène belge. Après en grattant bien on peut sortir les Têtes Raides ou Noir Désir pour la scène française, mais ça reste une minorité.
Mij : en tout cas on se renseigne, on ne se déconnecte pas notamment des influences qui nous sont assez proches. J’ai été voir Laura Veirs entre autres la semaine dernière, c’est super! A ce propos il y avait un groupe en première partie qui s’appelle Cataldo, c’était sublime.
Steph : il y a de très bons groupes en France, qui mérite d’être connus comme H-Burns, mais bon encore une fois au niveau de la culture rock indé, à part quelques labels qui prennent des risques, ça reste dur.
C.A.’S. : Qu’est-ce que vous nous conseilleriez d’écouter ?
Steph : en ce moment j’écoute un album de Sonic Youth « Dirty », et « Antics » de Interpol. Sinon je peux conseiller Modest Mouse mais bon c’est un peu particulier ou bien encore Mars Volta, c’est vraiment le groupe qui m’a fait le plus planer ces dernières années.
Mij : moi je conseille Patrick Watson et leur album « Wooden Arms ». Je les ai vus à la Cigale, puis à la Maroquinerie récemment, c’est fantastique!
Propos recueillis par Carole Montilla Salas
à la Maroquinerie, à Paris, le 06.02.2010
Starboard Silent Side – “Because our frienship was meant to sail”
disponible en France, en Belgique et en Suisse













